Comment garder le corps humain en équilibre?

 

Plus complexe que pour l’animal

L’équilibre du fonctionnement biologique humain relève du cerveau automatique. Comme pour les mammifères. Et le but visé est le même: fournir au corps les meilleures conditions possibles, dans le moment présent, pour rester en vie.

Le cerveau automatique de l’animal compose avec un ressenti principal: la peur. Par contre, celui de l’être humain a accès à une très grande variété de ressentis. Par conséquent, garder le fonctionnement du corps humain en équilibre est beaucoup plus complexe que pour l’animal.

Ce qui suit vise à mieux comprendre comment le cerveau automatique humain fait pour garder le corps en équilibre.

 

Un être humain est plus qu’un corps

Le corps humain est le véhicule biologique qui permet à une conscience relativement évoluée de vivre sur la planète Terre. Cette conscience, en plus du cerveau automatique, utilise les composantes mentale, émotionnelle (ressentis) et spirituelle pour faire fonctionner son véhicule biologique.

 

Survol rapide de ces trois dernières composantes

« L’homme se distingue de l’animal en ceci qu’il est doué d’arrière-pensées. » Antoine Blondin Ma vie entre les lignes

La composante mentale (ou la pensée) élabore des plans, fabrique des scénarios. On trouve au niveau mental

  • les croyances (souvent associées à des valeurs)
  • les attitudes
  • les pensées automatiques (celles qui reviennent sans qu’on s’en rende compte)

véhiculées par la famille, la société, la religion, etc.

La composante mentale agit à un niveau immatériel. Par conséquent, aussi longtemps qu’on demeure au plan du mental, il ne peut rien résulter de matériellement concret.

Pour en arriver à concrétiser, dans la matière, ce qui se passe dans la pensée, il faut une impulsion, une énergie fournies par la composante émotionnelle (les ressentis). Autrement dit, ce sont les ressentis qui permettent aux plans et aux scénarios de la composante mentale de prendre forme dans la matière, incluant celle qui fabrique le corps.

Quant à la composante spirituelle, elle est historiquement associée à l’âme, donc à cette énergie illimitée qui anime l’ensemble du fonctionnement humain. Et de l’Univers.

Sur la Terre, seul l’être l’humain a la capacité d’utiliser toutes ces composantes.

Il peut le faire de façon consciente ou automatique, c’est-à-dire non consciente.

 

Maintenir le corps humain en équilibre : tout un défi à relever

Pour un animal dans la nature, un ressenti est essentiellement requis pour assurer sa survie: la peur. Ce ressenti est toujours associé à un événement survenant réellement, dans le moment présent. Par exemple, l’arrivée subite d’un prédateur.

Par contre, pour un être humain, le cerveau automatique et le fonctionnement en équilibre du corps sont associés à une profusion de ressentis.

Voici pourquoi.

  • Le cerveau automatique humain compose, comme celui de l’animal, avec des ressentis qui découlent d’événements réels.
  • Cependant, il compose très souvent avec des ressentis suscités par: 1: des événements imaginaires (les ressentis résultent de scénarios élaborés par la pensée); 2: des événements symboliques (les ressentis sont déclenchés par un symbole, par exemple un comportement, un regard, un objet, etc. qui fait faire un lien avec un événement passé; 3: des événements virtuels (les ressentis sont déclenchés, par exemple, par des images précises d’un film, ces dernières  étant habituellement associées à un événement antérieur traumatisant tel un accident. Ces ressentis provoquent alors instantanément des réactions corporelles: bouffées de chaleur, mains moites, etc.)

Quelle que soit l’origine des ressentis, le cerveau automatique humain les considère comme si l’information découlait d’un événement survenant réellement dans le moment présent. Et il enclenche immédiatement les réactions considérées appropriées pour maintenir le corps en équilibre, par exemple accélérer le rythme cardiaque.

Comme le cerveau automatique d’un être humain a accès à une grande quantité de ressentis, maintenir le fonctionnement du corps en équilibre représente un défi majeur.

 

De l’ancienne à la moderne

Le défi vient du fait que le cerveau automatique humain fonctionne « à l’ancienne » . C’est-à-dire comme celui de l’animal dans la nature.

En effet, le cerveau automatique humain est le fruit d’une lente évolution, réalisée au cours des millénaires et fondée seulement sur la survie biologique donc principalement le ressenti de peur. Il peine donc à composer avec de nombreux ressentis. Dit de façon plus terre à terre, c’est comme si on demandait à un moteur Ford des années 1900 de faire fonctionner une Ferrari 2013…

Par conséquent, c’est avec de sérieuses limitations que le cerveau automatique humain parvient à maintenir le corps en équilibre surtout quand des ressentis dérangeants sont présents de façon persistante, parfois intense. Le cerveau automatique humain interprète toujours ces ressentis en termes de danger réel pour la survie du corps.  Que l’événement déclencheur des ressentis soit réel ou pas ne fait aucune différence. Et le cerveau automatique d’un être humain ne peut alors que provoquer un dysfonctionnement biologique d’urgence comme le fait celui de l’animal qui fait face à son prédateur.

Dans la nature, ce mode d’urgence est conçu pour être temporaire, c’est-à-dire tant que le danger réel est présent. Dès que le danger disparait, la dysfonction n’a plus sa raison d’être et le corps reprend son rythme normal.

Chez l’être humain, par contre, des ressentis d’origines imaginaire, symbolique ou virtuelle n’ont habituellement pas de fondement solide dans le réel. Le cerveau automatique se fait alors prendre au piège en s’illusionnant que ces ressentis, comme c’est le cas dans la nature, sont fondés sur du réel et il met instantanément en marche les dysfonctionnements biologiques associés aux ressentis.

Le piège dans lequel le cerveau automatique humain opère explique aussi que, souvent, ces dysfonctionnements prévus pour être temporaires ne peuvent reprendre leur rythme normal puisqu’ils n’ont pas de fondement dans la réalité du moment présent.

En conséquence, le cerveau automatique humain est comme un moteur très bien adapté au fonctionnement d’une Ford 1900 mais il lui est demandé de performer comme s’il activait une Ferrari moderne.

 

Comment sortir de cette difficulté?

La façon idéale, et souhaitable, d’y parvenir est de devenir de plus en plus conscient de ses ressentis en:

  • admettant qu’ils existent
  • identifiant ses ressentis, en les nommant
  • établissant des liens entre ses ressentis, les événements qui les ont déclenchés et les réactions corporelles qui en déccoulent
  • trouvant une solution visant à réduire l’intensité des ressentis dérangeants.

 

Est-ce facile? Non!

Apprendre à devenir conscient de ses ressentis peut amener des transformations, parfois majeures, au plan des croyances, des attitudes et des comportements. En fait, il est plutôt rare de franchir cette étape sans éprouver un certain inconfort, des réticences et même de la peur.

 

Est-ce possible et réalisable? Oui!

Devenir de plus en plus conscient de ce qui active le cerveau automatique permet d’acquérir plus d’autonomie et de pouvoir sur le fonctionnement du corps. Il est même possible d’en arriver, éventuellement, à  prévenir des dysfonctionnements résultant de ressentis intenses ou trop persistants et … les symptômes qui peuvent en découler.

 

Et pour terminer

L’évolution lente  du cerveau automatique humain ne permet pas de composer facilement avec la quantité et la complexité de ressentis qui lui sont accessibles. Cependant, en reconnaissant que le fonctionnement de son cerveau automatique présente des lacunes, un être humain est en mesure de l’aider à maintenir son corps en équilibre sans avoir à déclencher des dysfonctionnements. Il lui est même possible de les prévenir voire empêcher qu’ils deviennent trop importants ou même chroniques.

 

Prière de faire référence au site internet www.grpformation.com pour toute utilisation de ce matériel.

Août 2013

AntabuseVentolinhttp://flavors.me/reviolia